Père Georges NUGUES (1882-1972)

Le père Georges Maris Joseph Nugues (1882-1972)

Georges Marie Joseph Nugues est né le 23 Janvier 1882 à Chateau Chinon ville , 5 rue de Champlin de Jacques Nugues agé de 37 ans, sculpteur de son état et de Claudine Devoucoux, sa femme, agée de 30 ans et exerçant le métier de couturière.

Il fait parti d'une famille nombreuse en ayant deux frères, Philippe (1876-1877) et Louis (1889-1962) et trois soeurs Jeanne (1876-....), Marie-Louise (1878-....) et Marie-Angèle (1884-....).

Voulant devenir prêtre, il part faire le séminaire  à Lyon et au Caire en Egypte ou en 1895, les pères des missions africaines ont crée une mission. 

Lors de son recensement militaire en 1902, il est domicilié hors de France et hors de l'Europe.Il est exempté de service au titre de l'article 50 par le conseil d'incorporation. Il mesure 1m59 et est brun avec les yeux noirs. Il habite Zeitoun, un quartier pauvre et excentré du Caire. En 1903 les pères missionnaires ont ouvert une école de garçons, rue Tourman-bey. 

Il est séminariste éclesiastique. Il est ordonné prêtre à la cathédrale St Joseph du Caire en Egypte en présence du Père Pierre Teilhard de Chardin (1881-1955), alors en poste de professeur au Caire.

En 1907, une grave épidémie de diphtérie se déclare et il est atteint de paludisme. Il en souffrira toute sa vie.

Il doit rentrer en France. En 1908 il est domicilié à Chateau Chinon.Mais la même année, il retourne au consulat français du Caire en coopération.

De retour en France en 1911, il est réformé temporairement car il souffre d'une entérite Mucco membraneuse, mais en 1912 il est reconnu apte au service et est incorporé dans le régiment d'infanterie de Nevers. Il est détaché au régiment d'infirmier de Dijon.

En 1913 il est domicilié à Ruages. 

Comme touts les hommes il est rappelé sous les drapeaux en 1914 et il est classé dans le service des auxiliaires par la commission de réforme de Dijon. Il est atteint de paludisme et fait des séjours à l'hopital en tant que malade. Dès qu'il peut il reprend du service auprès des malades.Il est démobilisé en 1919 et il retourne à Ruages et retrouve l'église Notre Dame de l'Assomption (https://www.web-croqueur.fr/eglise-de-ruages/)

En 1921, il est nommé curé à Montambert. Il y trouve l'église St Pierre (https://www.web-croqueur.fr/eglise-de-montambert/)

En 1932, il arrive à Aunay en Bazois, en remplacement de l'abbé Millot parti en retraite.Il y restera jusqu'à la fin de sa vie. Il est membre titulaire de la Société Nivernaise des Lettres, Sciences et Arts à partir de 1938.

En 1936, il fait acheter par le diocèse le presbytère de la grande rue qui appartenait alors à la soeur du père Millot, Marie Véronique Fabre née Millot. Cette maison servait de presbytère depuis 1913. 

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, il est le curé du village d'Aunay en Bazois et favorise  discrètement  la résistance par le biais de son frère Louis et de l'instituteur de l'école des garçons.

En 1962, lors de la mise en place de la messe selon le nouveau rite de vatican II, compte tenu de son âge, 80 ans, il obtient de sa hiérarchie l'autorisation de continuer à observer le rite selon St Pie X.

Il décède le 3 Novembre 1972, à l'âge de 90 ans, dans son presbytère à Aunay en Bazois. Il est enterré dans le cimetière du village dans la tombe familiale.